Jean Marie Machado Sans doute “le concert à ne manquer sous aucun pretexte” de ce second festival de Montonvillers.
La région amiénoise a déjà “vécu” Jean-Marie Machado comme compositeur et interprête de ses pièces avec un grand orchestre à vent. Musiques exemplairement orchestrées, parfaitement pensées dans leurs proportions architecturales, elles sont aussi extraordinairement dynamiques, et la souplesse, la vitalité de l’articulation, la puissance qu’elle dégagent sont toujours sous-tendues par une grande logique de construction.
Les phrasés, la tension, la précision rythmique, la plénitude et l’aération, les rebondissements de toutes sortes : tout est exemplaire et comme imprégné d’énergie chaleureuse et rayonnante.
C’est un autre Machado que nous allons découvrir ici, plus intime certes puisqu’au piano solo, mais son jeu puissant et pur, inventif, nuancé, virtuose, mais sans acrobaties intempestives nous ramènera vers les berges colorées de ses visions orchestrales. Son sens du détail, le dosage des timbres, et sa justesse d’intonation sont proprement hallucinant.
Comme tous les grands, Jean-Marie Machado sait se régénérer à de nouvelles sources d’inspiration. Ce sera ici l’atmosphère si particulière du fado qui nous transportera. Point de départ pour une grande liberté de variations pianistiques, il nous fera entendre outre ses compositions, les plus populaires des mélodies de la chanteuse Amilia Rodriguès ainsi que d’autres de Billy Holliday.
Une soirée de rêve, donc…
Jean Marie Machado (piano Solo)
|